Parmi les informations qui m’ont été fournies par
Venywhere concernant la vie à Venise, celle concernant la plus importante fête annuelle pour les Vénitiens a suscité mon intérêt. Non pas pour l’aspect religieux, mais pour l’aspect de la tradition et des croyances. En effet, Venise a subi les affres de la peste en 1630 et 1631. Plus de 46 000 personnes seraient mortes pendant cette période. Le Doge a prononcé des vœux pour l’intercession de la Vierge dans le but de mettre fin à cette épidémie.
La basilique Santa Maria della Salute fut construite en gratitude envers la Vierge Marie.
Chaque 21 novembre, les Vénitiens effectuent une procession jusqu’à l’intérieur du bâtiment pour prier, se confesser et allumer un cierge comme signe visible de leur foi.
Ce lundi, le beau temps s’est installé et je suis convaincu que je vivrai une expérience particulière en allant me mêler aux pèlerins qui y seront en grand nombre.
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Icône de la Madone della Salute Image tirée du site de Seminario Patriarcale di Venezia
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En y allant de bonne heure, peut-être pourrais-je atteindre le lieu sans trop de difficulté.
Je quitte le studio à 9h30 et Plans m’indique un trajet à pied de 25 minutes. C’est parfait parce que ça me fera découvrir 2,1 km de Calle, de Campo et de Soportego. Évidemment, le 25 minutes s’est transformé en une succession d’arrêts pour regarder, contempler et saisir des images de plus en plus belles et contrôlées. 45 minutes plus tard, à l’approche du site, l’engorgement se produit dans la Calle Del Bastion qui ne laisse passer que deux personnes dans sa largeur. Nous voilà coincés comme dans le pont-tunnel Hyppolyte-Lafontaine. Les gens sont paisibles, patients et profitent de cette immobilité pour faire jasette. Autour de moi, que de l’italien. Comme une musique créée pour nous apaiser et rendre cette attente finalement agréable.
Deux autres
Calle apportent un nombre toujours plus croissant de pèlerins. Des jeunes, des couples avec enfants, des retraités. Certains ont déjà leurs cierges à la main. Des cierges fabriqués en grande quantité, d’une longueur de 45 cm et offerts à 3€ chacun. On ressent le solennel de la démarche.
Nous avançons lentement mais sûrement. Des
carabienieri assurent le bon déroulement et veillent à permettre à des gens qui reviennent du lieu de pèlerinage, de passer. Un petit virage à gauche et un autre à droite pour enfiler le
Sotoportego de l’Abazia qui nous permet d’apercevoir, dans l’interstice créé par les immeubles, la dimension de la basilique.
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| Exiguïté des lieux |
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| Le passage sous cette arche ajoute une touche théâtrale au parcours. |
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Des travaux sont en cours sur l’extérieur du bâtiment et les écrans de chantier sont monumentaux. |
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| Un cierge par personne, même pour celles qui n’ont pu venir. |
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Le moment de la confession.
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Les préposés exécutent leur chorégraphie pour allumer, placer et retirer les cierges après avoir brulé pendant quelques minutes seulement. Leur travail permet de maintenir une accessibilité à cette station à toutes les personnes désirant souligner leur dévotion à la Vierge Marie. |
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À la sortie, on constate que l’affluence demeure soutenue.
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La Chiesa di Santa Maria della Salute
Ce qui impressionne dans cette cathédrale c’est sa structure octogonale. L’architecte Baldassare Longhena désirait une forme qui évoquerait une couronne dédiée à la Vierge. C’est très réussi. Lorsqu’on pénètre dans le lieu accompagné par des centaines de dévots, la visite prend un autre sens. Du recueillement certes, mais de la joie en quantité et beaucoup d’activités réparties dans les six chapelles définies par le motif en étoile du plancher. À l’opposée de l’entrée, le maître-autel en marbre dessiné par l’architecte est imposant. On distingue l’icône de la Madone della Salute.
L’intérieur du sanctuaire est sobre si on le compare avec le style baroque exubérant de l’enveloppe extérieure. Pour la petite histoire, ce lieu repose sur plus d’un million de pieux. Sa construction est entièrement faite de pierre d’Istrie, la même pierre qui sert de fondation à tous les bâtiments à fleur d’eau à Venise. La dimension énorme de certains blocs de pierre avec leurs volutes imposantes nous force à tenter d’imaginer les techniques de tailles, leur transport jusqu’au site dans du matériel flottant et leur installation en hauteur.
L’architecte qui a consacré cinquante ans de sa vie à cette œuvre a multiplié l’usage de statues, de clochetons et imaginé le plus grand dôme de la cité. La façade sur le Grand Canal s’ouvre par un arc de triomphe majestueux. Ce que je n’ai pu admirer cette fois pour cause de travaux.
La fête continue
La seconde partie de ce pèlerinage se poursuit sur la Rio Terà Dei Catecumeni où sont installé des stands de marchands de confiseries, de pâtisseries, de viandes et de fromages. Tout est présenté à l’italienne c’est-à-dire de façon simple et conviviale. Toutes sortes d’odeurs viennent nous titiller. Je prends quelques photos de l’enfilade de produits mais je résiste à la tentation d’acheter et de goûter à ces produits issus du terroir artisan de la région. J’ai comme l’impression que je reverrai ces stands dans les différents marchés de Noël à Venise et aussi à Mestre, la ville voisine que j’aurai l’occasion d’aller visiter en décembre.
Durant cette journée, il est de coutume de manger le plat typique nommé la castradina, un braisé à base de mouton castré. Je n’ai pu malheureusement goûter à ce plat.
Des ballons et friandises pour les enfants, de la bouffe pour les adultes. L’atmosphère est à la fiesta. La belle température contribue à l’ambiance de cette rencontre entre Vénitiens. (Compte tenu de la température du mardi où la pluie abondante et des vents de 50km/h offraient tout un contraste pour un touriste comme moi.)
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Les ballons aux formes ludiques gonflés à l’hélium sont destinés à rendre les enfants heureux lors de cette journée et ont aussi une fonction de pavoisement spectaculaire dans cette artère. |
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| Au loin, on aperçoit le chantier de rénovation du sanctuaire. |
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Tout comme dans l’univers des chips, les amateurs de Tarelli ont le choix de plusieurs saveurs. |
Ce lundi est un jour férié à Venise mais pour moi, le travail débute vers 14h30 (8h30 à Québec). Je me dirige vers mon petit studio pour effectuer ma première rencontre de production avec l’équipe qui sera présente au complet au bureau. Sur le chemin du retour, je ne peux m’empêcher de prendre des photos de scènes de la vie de cette ville. Marchands de légumes frais, les gondoles qui abondent dans le quartier, les livreurs de marchandises, les préposés au rebut et au recyclage et les mendiants. Des sujets que je me propose d’explorer dans les prochaines semaines.
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L’offre de légumes frais sur laquelle nous aurons le loisir de revenir.
 | Certains modèles de gondole demandent une technique visant à faire déplacer les clients à l’avant pour permettre de faire passer sous les ponts le fèro qui orne la proue de l’embarcation. |
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Vers 18h, un repas de pâtes fraîches avec sauce tomate et une
insalate verde avant de poursuivre jusque vers 22h30. Rédaction du blogue, rencontre vidéo avec la famille et dodo à 1h du matin. Décidément, ce séjour sera enrichissant sur plusieurs aspects mais nécessitera une discipline de fer pour maintenir un équilibre sain entre activités et sommeil.
Buona notte a tutti.
On a vraiment l’impression d’y être. Bonne semaine à toi.
RépondreSupprimerMerci de nous faire vivre cette expérience via ce blogue . C’est vraiment très sympathique et intéressant,
RépondreSupprimerChristiane 😊❤️
Bonjour Louis, pour être allée 3 fois à Venise, j'apprécie tellement ce que tu nous partages. Que de magnifiques souvenirs tu ramènes à ma surface. Je t'envie beaucoup. Continue à partager cette expérience. Un gros merci.
RépondreSupprimerJournée spéciale que tu as vécue, Vas visiter les autres îles elles sont magnifiques et très différentes. J'attends la suite.
RépondreSupprimerFrancine
Bisognerebbe dire o scrivere Parallèle a Venezia, e no “in” Venezia. Ciao, Andrea
RépondreSupprimerVraiment le fun de te suivre
RépondreSupprimerFrance